Guess who's back ? (V2)


"C'est pas le casse du siècle, mais fidèle à son contexte c'est vendu sans promo"...
Dear HipHop, Cher HipHop, du pareil au même.

Ce blog fait office de lettre ouvert à une culture dont je suis amoureux. Si je reprend l'écriture sur ce support c'est pour vous présenter ma vision - la plus journalistique possible - d'un mouvement que certains veulent enterrer trop vite. Avant d'assister aux funérailles, essayez donc d'entrer dans mon monde.

Bienvenue à tous, HipHopement votre, Justin D. Freeman.


10/03/2010
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mercredi 10 mars 2010

Grieves - The confessions of Mr. Modest (2010)


Grieves - The confessions of Mr. Modest

01. Grieves - A Song for Mr. Modest (2:33)
02. Grieves - Ghost Ship (2:58)
03. Grieves - Dirtnap Nightmares (3:29)
04. Grieves - Heat Stroke Feat. CunninLynguists (3:59)
05. Grieves - Out of My Mind (5:25)
06. Grieves - Smile for the Blade (3:27)
07. Grieves - I Ate Your Soul (Remix) Feat. P Smoov (3:58)
08. Grieves - War for the Crippled Feat. P.O.S. (4:04)
09. Grieves - Windchill (2:52)
10. Grieves - Purgatory Music (2:56)


Depuis la création du label Rhymesayers Entertainment en 1995, Slug et Ant (du groupe Atmosphere) n'ont eu de cesse de signer les plus grands MC de l'underground Américain. Après Jake One, Freeway et Evidence (excusez du peu !) le dernier artiste à avoir rejoint le label s'appelle Grieves. Après avoir réédité son précédent album (88 keys & Counting) sous le blason RSE, le jeune rappeur présente aujourd'hui un nouvel E.P. : The confessions of Mr. Modest.


Rhymesayers c'est avant tout un joyeux fourre-tout où se côtoient tauliers du mid-under (MF Doom, Atmosphere, Jake One), éternels espoirs en quête de succès commercial (Freeway, Evidence), et aventuriers progressistes (Soul Position composé de RJD2 et de Blueprint). Au milieu de ce casting excitant se glissent régulièrement ce qu'on pourrait appeler des "jeunes premiers". Après Brother Ali qui va de succès d'estime en succès d'estime depuis 2007, c'est au tour de Grieves de bénéficier de toutes les attentions de son label.

Sorti en ce début d'année 2010, The confessions of Mr. Modest est une véritable petite pépite. Des productions léchées accompagnent un flow lisible ; très "Slugien". Si peu de compositions s'écartent du sacro-saint duo clavier-samples, le rappeur sait parfaitement s'adapter passant d'intonations légères et plutôt chantantes (Out of my mind) à quelques phases plus acérées à l'instar de Smile for the blade.

Les quelques (très bonnes) collaborations du disque ne feront pas oublier les talent du principal acteur - et ce malgré une sélection judicieuse et pointue (CunninLynguists, P Smoov ainsi que P.O.S. sont présents).

En bref, cet E.P. est solide, efficace et très prometteur quant à un premier véritable album sur le label Minnésotain. Que les amateurs de bon rap se dépêchent : Grieves sera au Nouveau Casino ce dimanche 14 mars 2010 accompagné de BK-One et de Brother Ali. PAF : 10 euros.



Le Myspace : http://www.myspace.com/grieves

Download : Smile for the blade (MP3)

dimanche 21 septembre 2008

The Streets - Everything is borrowed (2008)



The Streets - Everything Is Borrowed

01. The Streets - Everything Is Borrowed (4:03)
02. The Streets - Heaven For The Weather (3:27)
03. The Streets - I Love You More (Than You Like Me) (3:44)
04. The Streets - The Way Of The Dodo (3:33)
05. The Streets - On The Flip Of A Coin (3:20)
06. The Streets - On The Edge Of A Cliff (3:03)
07. The Streets - Never Give In (3:25)
08. The Streets - The Sherry End (2:46)
09. The Streets - Alleged Legends (3:11)
10. The Streets - The Strongest Person I Know (3:02)
11. The Streets - The Escapist (5:15)

Quatrième album déjà pour The Streets ! À raison d'un opus tous les deux ans, Mike Skinner -de son vrai nom- est un artiste plutôt prolifique... Après le magnifique The hardest way to make an easy living, la barre était placée bien haut. Faire mieux ou au moins aussi bien n'était pas chose facile...




L'industrie du disque plus que jamais en crise, il y a quelques albums que l'on attend et que l'on écoute attentivement dès leur sortie. Everything is borrowed est clairement de ceux là. Riche musicalement, peut-être plus même que le précédent, il marque un petit tournant dans la carrière de l'artiste de Birmingham.

Leitmotiv de l'oeuvre, la guitare appuie des chants efficaces mais malgré tout trop présents pour un album estampillé Rap. Certains morceaux, au contraire (The strongest person I know, I love you more...) reprennent la formule de l'album précédent : Mike parle et chante sur de belles mélodies jouées au piano.

Quelques morceaux Up-tempo (Heaven for the weather, The way of the dodo...), vont de leur côté casser la relative mollesse de certaines pistes. Moins plaintif que le précédent opus, celui ci pose les choses à plat et ce n'est pas plus mal, bien au contraire !

Même si le The Streets n'a pas l'habitude de faire de longs disques, Everything is borrowed reste trop court avec seulement 11 pistes... De quoi rester sur sa faim pour un album somme toute cohérent et bien ficelé.



Le Myspace : http://www.myspace.com/thestreets

Télécharger Never give in : ICI

lundi 25 août 2008

The Saturday Knights - Mingle (2008)



The Saturday Knights - Mingle

01. The Saturday Knights - 45' (2:49)
02. The Saturday Knights - Count It Off (3:05)
03. The Saturday Knights - Dog Park (3:18)
04. The Saturday Knights - Foreign Affair (3:23)
05. The Saturday Knights - Mutt (2:43)
06. The Saturday Knights - Private School Girls (2:25)
07. The Saturday Knights - Motorin (3:10)
08. The Saturday Knights - Patches (2:54)
09. The Saturday Knights - Surf Song (3:45)
10. The Saturday Knights - Nobody Beats Us (2:45)
11. The Saturday Knights - Ass Kicker's Haircut (2:41)
12. The Saturday Knights - I Go (1:26)
13. The Saturday Knights - The Gospel (3:02)


Il faut croire que les derniers temps sont durs en matière de Hip Hop américain pur et dur... Les places fortes ne sont plus ce qu'elles étaient... Le revers de la médaille c'est qu'en revanche jamais la scène indépendante de "l'autre Amérique" n'est apparue aussi forte ! The Saturday Knights, c'est encore une grosse claque venue d'un bled qu'on n'attendait pas : Seattle.

La fraicheur de ce son est incroyable ! On a aucune idée du genre musical, mais qu'est ce que c'est bon ! Ça rappe et ça chante sur des production Reggae comme sur des gros riffs Rock ou Blues. Cet album est absolument bluffant ! Sans arrêt pris à contre pied, on retrouve un esprit vaguement Nerdien (de l'époque Fly or die), la voix mielleuse de Pharrell en moins... Jugez par vous-même



Les instruments et les platines se chevauchent avec une aisance déconcertante mais l'ensemble reste assez brut. Le groupe est à son image : déjanté ! Entre camionneurs et backpackers, l'allure des membres est intriguante et c'est complètement à l'image du groupe : Mingle ressemble à un mashup d'influences.

Quelques titres se démarquent difficilement tant le niveau est élevé : Count it of, Private school girls et Patches sont particulièrement réussis dans des délires assez différents.

L'impression globale est d'avoir affaire à des adolescent ne sachant pas se positionner... Loin d'être négative, cette remarque souligne simplement l'ouverture d'esprit et l'impertinence dont The Saturday Knights fait preuve. À l'image de la pochette de l'album, on semble enfin prendre de la hauteur et se détacher de beaucoup de carcans... D'autant que le groupe offre Mingle aux internautes, vous n'avez plus d'excuses maintenant !!!




Télécharger légalement Mingle : ICI (entrez simplement votre adresse mail, pas de spam, pas de newsletter)

Le Myspace : http://www.myspace.com/thesaturdayknights

vendredi 22 août 2008

Joe Budden : Padded room se concrétise, Touch & go déçoit


Voici ce qui devrait à priori être la pochette du prochain album (Un vrai cette fois ! ) de Joe Budden ! Padded room devrait être dans les bacs le 28 octobre prochain, dans presque deux mois...

Le premier single a leaké et pour tout vous dire, malgré les espoirs que l'on était en droit de placer en lui, c'est décevant. La production est cheap et le hook fait mal à la tête... Seul élément réconfortant : Joey garde (à peu près) son flow énervé...



Une tracklist de l'album à venir tourne sur le net, mais elle n'inclut aucun featuring... Curieux lorsque l'on sait qu'il aurait voulu collaborer ou recollaborer avec Blu, Joell Ortiz ou encore Lupe Fiasco... Je suppose donc que c'est provisoire et que cela peut évoluer !

01. Joe Budden - Now I Lay (Intro)
02. Joe Budden - Touch And Go
03. Joe Budden - If I Gotta Go
04. Joe Budden - Don’t Make Me
05. Joe Budden - Outcast
06. Joe Budden - Blood On The Wall
07. Joe Budden - Dreams (In My Sleep)
08. Joe Budden - Couldn’t Help It
09. Joe Budden - Do Tell
10. Joe Budden - My Life
11. Joe Budden - Better Part Of Me
12. Joe Budden - Just To Be Different
13. Joe Budden - Angel In My Life
14. Joe Budden - Pray For Me
15. Joe Budden - All Of Me (Reprise) [Bonus]
16. Joe Budden - 1 Night Fuck [Bonus]

Je vous le concède, cette tracklist n'apprend pas grand chose sur la teneur de l'album, si ce n'est le nombre de titres et éventuellement l'esprit du CD.

Place maintenant aux coulisses du clip à venir pour Touch & go : une ambiance club mais rien de bien transcendant, on ne peut qu'espérer mieux pour la suite.



Source : http://2dopeboyz.com/

Télécharger Touch & go : ICI

lundi 28 juillet 2008

Hip Hop : Who killed it and when ? Joe Budden face au Rap Game 3



Vous saviez que ça venait... Joe Budden a enfin lâché la troisième partie de sa série de "Who". Après s'être acharné sur le public, le rappeur originaire du New Jersey montre qu'il sait aussi taper sur les producteurs exécutifs... Entre citations de quelques punchlines et analyse, on repart pour un tour.

Who Part 3




Si Jump Off Joe ouvre avec une caricature mysogine, il entre très vite dans une véritable réflexion de puriste : "Or should we get back to basics, // where's the Rakims or the Masta Aces ?" : deux rappeurs qui représentent à merveille le génie de la scène New Yorkaise. L'éloge de la mégalopole sera de courte durée puisqu'il ira dans le sens inverse citant plus tard Mims et dénonçant la tendance south qui s'est emparée de la grosse pomme...

Si le parachutage fait du bruit en politique, il en va de même dans le rap... On ressent bien l'agacement et la frustration haineuse : "When rap dudes started signin they friends, // instead of goin out trying to find niggers with skill. // I seen it when D12 put out Purple Pills //and while the whole hood laughed those niggers sold a mill' ". Oui, remarquons que le groupe avait peu de chance de s'en sortir avec l'un des pires rappeurs de tous les temps (j'ai nommé Bizarre...).

Pour repartir dans la crédibilité, Buddens trouve encore un exemple juste : " Tried to get concious around Vote Or Die, // untill they made it look like all our votes was lies " ... Ça ne vous rappelle rien ? Mais si, en 2004, tous ces millionaires qui faisaient plus ou moins implicitement de la propagande pro Kerry... Une belle débandade encore, avec des rappeurs seulement à moitié crédibles...

Toujours dans ces affaires de street cred', Joey dénonce le phénomène myspace qui minimise le talent des self made men... " How're we in a coma ? // we're the only business where you can excel with no diploma. // Technology change made everything simple // myspace is now a dudes buy a fast demo ". Ces quelques lignes font malheureusement écho à tant d'autres...

Pour Joe Budden, si certains usent de leurs notoriété pour se faire plaisir et jouer dans des films, d'autres rappeurs n'ont jamais vu le rap que comme un moyen de se montrer, de s'élever socialement et finallement de ne devenir qu'un simple people : " Some of us doing movies as a matter of fact //But some never stopped to plan life after rap ". Guest stars de luxe, les rappeurs font les bêtes de foire pour nourrir leurs enfants...

Une petite claque pour la route ? " Started out Obama, ended up McCain. // So we Kurt Cobain'ed ourselves if we defeated // So next time they ask who killed it, tell 'em WE DID ". Budden explique ici simplement qu'à ne pas se prendre en main, la communauté Hip Hop se suicide... Touchant.

À en croire ce qui avait été dit au départ, ce morceau devrait être l'avant dernier de la série. Cependant, lors d'une récente interview, The King Of Jerz a admis être prêt à continuer... en tout cas, à très bientôt.

Télécharger Who Part 3 : ICI


Articles associés :

Who Part 1
Who Part 2


lundi 14 juillet 2008

Hip Hop : Who killed it and when ? Joe Budden face au Rap Game 2


Le constat de Who Part 1 était déjà accablant, mais Joe Budden n'est pas du genre à se satisfaire de si peu... Il continue son name droppin' et - n'en déplaise à certains - c'est toujours aussi efficace.


Who Part 2



Le premier passage vraiment marquant de cette seconde partie concerne les fans. "Was it when Eminem made 'Stan'? // I swear some of these fans, // they put they whole life on the line // It's like they can't like more than one rapper at a time // Less about the product, more about the digits // It's a business, we got less fans and more critics.". Il les dit instables et surtout insatiables. Capables de tout faire en l'honneur d'une punchline, Joe les trouve d'une jalousie exclusive, incapables de soutenir plusieurs artistes. Ce n'est pas tout ! Pour lui, trop d'entre eux sont devenus des critiques, voulant à tout prix juger. Attaque envers les blogs? Pas forcement, puisque c'est tout de même sur le net qu'il a ses plus grosses bases de soutient...

Bienvenue dans l'ambivalence du personnage, quand il essaye de se détacher de son image, ses démons le poursuivent... �Était-ce une phrase vouée à faire parler sur le net ? Dénonce-t-il une vraie gène dans son épanouissement ? Était-ce une parole en l'air ? Le but n'est en tout cas pas de trouver une réponse, mais simplement de poser la question. Car c'est bel et bien sur une base interrogative que Buddens soigne son argumentation, enfin, sur la plus grosse partie du morceau...

Joe Budden assassine le Rap game et toute les polémiques avec une seule et simple ligne : "If rap was alive, we'd be trying to be the best rappers ever Not the best rapper alive.". Verdict sans appel, après ça on ne peut mettre en doute sa sincérité. Débordant de charisme, il embraye (et embrouille ! ) sur l'attitude "ghetto" : La street credibility ne tient la route que jusqu'à la porte du studio. Le rap c'est globalement de l'esbroufe et la violence ne peut être éternelle : "Do we think you're all just getting dumber? // We tried to make gettin' older getting younger. // Did we lose our hunger? Something's gotta give. //Did we outgrow ourselves ? Is hiphop for kids ? ".

De luttes d'égos en séparations, le Hip Hop perd son âme et Jump Off Joe décrit très justement le souci: "You know it's fucked up when DMC don't talk to Run no more. //To many egos, like we ain't one no more.". Le microcosme du Rap s'étend, mais la flamme s'éteint... L'esprit Hip Hop comme l'a en son temps décrit KRS One n'existe plus. Les fans sont encore pointés du doigt, vis à vis de leurs carences en références cette fois-ci. Si quelques férus sont incollables, combien se gargarisent des hits distribués jusqu'a l'indigestion. L'exemple de Cee Lo Green est ici parfait. "When MTV made a list of the hottest and ignored the nicest, //They changed the whole steelo. // I mean the averaged fan never heard of Goodie Mob or a Cee Lo, // But they heard of Gnarls Barkley !".

Le rappeur du New Jersey est lucide, et quand il parle de téléchargement, il expose une facette trop souvent avérée : "Then a lot of 'em go and blame LimeWire, // I don't think it's downloadin' dog, the line's tired. // Did the fans just get tired of the outcome? //One dope single and a bullshit album.". Le manque de qualité a poussé l'auditeur à devenir consommateur, puis pire, voleur. Qui irait acheter un disque ou seules deux ou trois pistes sont sujettes à écoute ?

Joe Budden rebalance une couche sur l'étalage latent des richesses : "If you got enough money you can buy a ghostwriter, // Then the Diamond District, with Jacob the Jeweler." . Des nègres comme on le dit en langue française, aux bling bling utilisé à tout va par les temps qui courent, tout tourne autour des billets verts : "We let the power of the dollar annihilate us, // Now the size of our chain gonna validate us.". Si même les rappeurs dit conscients sont rattrapés par le déballage, Buddens estime que rien ne peut plus être considéré à sa juste "valeur".

Le coup d'arrêt de cette deuxième partie fait figure de nouveau coup d'éclat : "It's too simple, they can't think we're really deep, // I just heard Chris Brown on the A Millie beat.". Les rappeurs ne peuvent pas être pris au sérieux représentés par de grands guignols vaguement RnB (et non pas R&B, la différence est à souligner)...

En bref, cette seconde partie est plus agressive encore que la première avec en ligne de mire, une grande partie de ce qui a fait le Hip Hop : l'esprit communautaire, le soutient mutuel et bien entendu le nerf de la guerre, l'argent. Si le King Of Da Jerz continue sur cette lancée, ce ne sera plus un raz de marée, mais bel et bien un cataclysme.

Télécharger Who Part 2 : ICI


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Who Part 3


vendredi 11 juillet 2008

Hip Hop : Who killed it and when ? Joe Budden face au Rap Game 1

Un sample de Marvin Gaye et de son Make me wanna holler, et ça repart. Pas besoin d'artifices pour ce rappeur, tout est dans le phrasé. Quand on est passé de Def Jam à Amalgam Digital (une structure indépendante), on est à peu près prêt à tout... S'il s'agit de déféquer virulemment sur une bonne moitié du Rap Game, pas de soucis. Qu'on se le dise, Joe Budden fait monter la sauce en vue de son futur album : Padded Room, programmé pour le 16 septembre prochain. Avec Who, c'est pour le moment un sacré coup de pression que le rappeur du New Jersey met à la scène Hip Hop Américaine.

"Who Killed Hip Hop ?", la phrase n'en finit pas de résonner. Avec son morceau prévu en quatre partie, le MC qui selon ses propres mots "a trop d'alias" met le coup de pied dans la fourmilière. Du public HipHop à MTV, du Ghost Writing à l'utilisation des Vocoders, Tout et tout le monde est propice à aphorisme. Dear HipHop à analysé pour vous le plus marquant de cet état des lieux 2008.


Who Part 1



D'entrée,
Joe Budden rentre dans le vif du sujet et critique ouvertement l'usage des Vocoders: "Was it T-Pain with that funny voice shit ? // Or was it Lil' Wayne with that funny voice shit ? // The whole game dick rode that funny voice shit !". Vue et revue, la technique gave les puristes, et les autres aussi. Over dose de technologies et d'effets "popisant". Le procédé sensé faire chanter juste tue à petit feu le Rap Mainstream : les artistes deviennent peu à peu des fac-similés les uns des autres.

Quand vient au tour des maisons de disque, Joey dénonce le manque de prise de risque des directeurs artistiques. L'artiste tape du poing sur la table : évidement, aux États-Unis aussi il est tout difficile d'émerger sans soutien...

Buddens marque encore le coup lyricalement en se prenant directement aux sujets abordés dans le rap. Les sujets sont bien souvent redondants, à base de vice pur et dur. En témoignent ces quatre vers : " Now all the content is the same, it don't differ // Everybody sold some drugs or pulled triggers. // The more you think about, you gonna just get sicker //I mean, why the fuck would Nas wanna call his shit 'Nigger'? ". À force de ressasser les même histoire, les rappeurs s'enfoncent dans les méandres d'une pseudo conscience sociale, se décrédibilisant en tombant dans la démagogie. De l'hyperréalisme à l'affabulation, il n'y a qu'un pas...

Sans tomber sur la "masturbation" sur le Golden Age, Joe Budden semble nostalgique d'une certaine époque, il évoque d'ailleurs les noms de Jadakiss et de Beanie Sigel. Il blâme Roc-A-Fella et Jay-Z, estimant qu'en devenant président de Def Jam, Hova a trompé l'ensemble des rappeurs.

La première partie se termine sur un constat concernant les fans, "A few years ago we had the kids wearing pink, //I can't blame the fans for not knowing a damn thing ! //We trained them to be this way, //We showed them whatever to sell with no limits. //Since the early 90's, we sold them a false image ... ". Accablant pour le public d'abord, mais aussi pour les rappeurs qui n'auraient depuis près de 20 ans que vendu du streetwear à des fans de panurge...

Télécharger Who Part 1 : ICI


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