"C'est pas le casse du siècle, mais fidèle à son contexte c'est vendu sans promo"...Dear HipHop, Cher HipHop, du pareil au même.
Ce blog fait office de lettre ouvert à une culture dont je suis amoureux. Si je reprend l'écriture sur ce support c'est pour vous présenter ma vision - la plus journalistique possible - d'un mouvement que certains veulent enterrer trop vite. Avant d'assister aux funérailles, essayez donc d'entrer dans mon monde. Bienvenue à tous, HipHopement votre, Justin D. Freeman.
Voici ce qui devrait à priori êtrela pochette du prochain album (Un vrai cette fois ! ) de Joe Budden ! Padded room devrait être dans les bacsle 28 octobre prochain, dans presque deux mois...
Le premier single a leaké et pour tout vous dire, malgré les espoirs que l'on était en droit de placer en lui, c'est décevant. La production est cheap et le hook fait mal à la tête... Seul élément réconfortant : Joey garde (à peu près) son flow énervé...
Une tracklist de l'album à venir tourne sur le net, mais elle n'inclut aucun featuring... Curieux lorsque l'on sait qu'il aurait voulu collaborer ou recollaborer avec Blu, Joell Ortiz ou encore Lupe Fiasco... Je suppose donc que c'est provisoire et que cela peut évoluer !
01. Joe Budden - Now I Lay (Intro) 02. Joe Budden - Touch And Go 03. Joe Budden - If I Gotta Go 04. Joe Budden - Don’t Make Me 05. Joe Budden - Outcast 06. Joe Budden - Blood On The Wall 07. Joe Budden - Dreams (In My Sleep) 08. Joe Budden - Couldn’t Help It 09. Joe Budden - Do Tell 10. Joe Budden - My Life 11. Joe Budden - Better Part Of Me 12. Joe Budden - Just To Be Different 13. Joe Budden - Angel In My Life 14. Joe Budden - Pray For Me 15. Joe Budden - All Of Me (Reprise) [Bonus] 16. Joe Budden - 1 Night Fuck [Bonus]
Je vous le concède, cette tracklist n'apprend pas grand chose sur la teneur de l'album, si ce n'est le nombre de titres et éventuellement l'esprit du CD.
Place maintenant aux coulisses du clip à venir pour Touch & go : une ambiance club mais rien de bien transcendant, on ne peut qu'espérer mieux pour la suite.
Vous saviez que ça venait... Joe Budden a enfin lâché la troisième partie de sa série de "Who". Après s'être acharné sur le public, le rappeur originaire du New Jersey montre qu'il sait aussi taper sur les producteurs exécutifs... Entre citations de quelques punchlines et analyse, on repart pour un tour.
Who Part 3
Si Jump Off Joe ouvre avec une caricature mysogine, il entre très vite dans une véritable réflexion de puriste : "Or should we get back to basics, // where's the Rakims or the Masta Aces ?" : deux rappeurs qui représentent à merveille le génie de la scène New Yorkaise. L'éloge de la mégalopole sera de courte durée puisqu'il ira dans le sens inverse citant plus tard Mims et dénonçant la tendance south qui s'est emparée de la grosse pomme...
Si le parachutage fait du bruit en politique, il en va de même dans le rap... On ressent bien l'agacement et la frustration haineuse : "When rap dudes started signin they friends, // instead of goin out trying to find niggers with skill. // I seen it when D12 put out Purple Pills //and while the whole hood laughed those niggers sold a mill' ". Oui, remarquons que le groupe avait peu de chance de s'en sortir avec l'un des pires rappeurs de tous les temps (j'ai nommé Bizarre...).
Pour repartir dans la crédibilité, Buddens trouve encore un exemple juste : " Tried to get concious around Vote Or Die, // untill they made it look like all our votes was lies " ... Ça ne vous rappelle rien ? Mais si, en 2004, tous ces millionaires qui faisaient plus ou moins implicitement de la propagande pro Kerry... Une belle débandade encore, avec des rappeurs seulement à moitié crédibles...
Toujours dans ces affaires de street cred', Joey dénonce le phénomène myspace qui minimise le talent des self made men... " How're we in a coma ? // we're the only business where you can excel with no diploma. // Technology change made everything simple // myspace is now a dudes buy a fast demo ". Ces quelques lignes font malheureusement écho à tant d'autres...
Pour Joe Budden, si certains usent de leurs notoriété pour se faire plaisir et jouer dans des films, d'autres rappeurs n'ont jamais vu le rap que comme un moyen de se montrer, de s'élever socialement et finallement de ne devenir qu'un simple people : "Some of us doing movies as a matter of fact //But some never stopped to plan life after rap ". Guest stars de luxe, les rappeurs font les bêtes de foire pour nourrir leurs enfants...
Une petite claque pour la route ? " Started out Obama, ended up McCain. // So we Kurt Cobain'ed ourselves if we defeated // So next time they ask who killed it, tell 'em WE DID ". Budden explique ici simplement qu'à ne pas se prendre en main, la communauté Hip Hop se suicide... Touchant.
À en croire ce qui avait été dit au départ, ce morceau devrait être l'avant dernier de la série. Cependant, lors d'une récente interview, The King Of Jerz a admis être prêt à continuer... en tout cas, à très bientôt. Télécharger Who Part 3 : ICI
Le constat de Who Part 1 était déjà accablant, mais Joe Budden n'est pas du genre à se satisfaire de si peu... Il continue son name droppin' et - n'en déplaise à certains - c'est toujours aussi efficace.
Un sample de Marvin Gaye et de son Make me wanna holler, et ça repart. Pas besoin d'artifices pour ce rappeur, tout est dans le phrasé. Quand on est passé de Def Jam à Amalgam Digital (une structure indépendante), on est à peu près prêt à tout... S'il s'agit de déféquer virulemment sur une bonne moitié du Rap Game, pas de soucis. Qu'on se le dise, Joe Budden fait monter la sauce en vue de son futur album : Padded Room, programmé pour le 16 septembre prochain. Avec Who, c'est pour le moment un sacré coup de pression que le rappeur du New Jersey met à la scène Hip Hop Américaine.
"Who Killed Hip Hop ?", la phrase n'en finit pas de résonner. Avec son morceau prévu en quatre partie, le MC qui selon ses propres mots "a trop d'alias" met le coup de pied dans la fourmilière. Du public HipHop à MTV, du Ghost Writing à l'utilisation des Vocoders, Tout et tout le monde est propice à aphorisme. Dear HipHop à analysé pour vous le plus marquant de cet état des lieux 2008.
Who Part 1
D'entrée, Joe Budden rentre dans le vif du sujet et critique ouvertement l'usage des Vocoders: "Was it T-Pain with that funny voice shit ? // Or was it Lil' Wayne with that funny voice shit ? // The whole game dick rode that funny voice shit !". Vue et revue, la technique gave les puristes, et les autres aussi. Over dose de technologies et d'effets "popisant". Le procédé sensé faire chanter juste tue à petit feu le Rap Mainstream : les artistes deviennent peu à peu des fac-similés les uns des autres.
Quand vient au tour des maisons de disque, Joey dénonce le manque de prise de risque des directeurs artistiques. L'artiste tape du poing sur la table : évidement, aux États-Unis aussi il est tout difficile d'émerger sans soutien...
Sans tomber sur la "masturbation" sur le Golden Age, Joe Budden semble nostalgique d'une certaine époque, il évoque d'ailleurs les noms de Jadakiss et de Beanie Sigel. Il blâme Roc-A-Fella et Jay-Z, estimant qu'en devenant président de Def Jam, Hova a trompé l'ensemble des rappeurs.
La première partie se termine sur un constat concernant les fans, "A few years ago we had the kids wearing pink, //I can't blame the fans for not knowing a damn thing ! //We trained them to be this way, //We showed them whatever to sell with no limits. //Since the early 90's, we sold them a false image ... ".Accablant pour le public d'abord, mais aussi pour les rappeurs qui n'auraient depuis près de 20 ans que vendu du streetwear à des fans de panurge...